En 10 ans, le prix des billets d'avion est devenu plus accessible | Esprit-Aviation

Avec les vacances à l'horizon, de plus en plus de personnes commencent à planifier leur voyage. Vous avez vos billets d'avion ?

Avec des prix des billets aussi bas qu'ils le sont aujourd'hui, les voyageurs ne tiennent peut-être pas toujours compte du pays qu'ils souhaitent visiter. Or, depuis 10 ans, l'étude de Liligo montre que le prix des billets est en constante augmentation depuis la France et peut influencer les choix de destination.Pour répondre à cette question, Liligo a examiné 250 millions d'offres de billets depuis la France vers des destinations du monde entier. Sur la base de l'analyse, nous avons trouvé quelles destinations sont devenues moins accessibles au fil du temps et lesquelles ont vu leurs prix baisser ?

Vos tarifs de vols vers l'Europe et l'Amérique du Nord n'ont jamais été aussi peu élevés !

Premier constat : les prix baissent pour les billets à destination des grandes villes européennes, de l'Amérique du Nord et des Antilles. En une décennie, les prix des billets ont diminué pour les vols vers Montréal (-21%), New York (-20%), Los Angeles (-19%) ou encore Barcelone (-15%). Certaines capitales d'Outre-mer deviennent aussi plus accessibles avec une baisse pour Saint-Denis de La Réunion (-37%) et Fort-de-France (-21%). «Cette baisse générale est expliquée par le prix du pétrole, relativement faible jusqu'à maintenant», détaille Guillaume Rostand, porte-parole de Liligo. Les prix ont également été tirés vers le bas par la montée en puissance, dans les années 2010, des compagnies low-cost qui ont notamment investi le marché des long-courriers. Face à ces concurrents à bas prix, «les compagnies traditionnelles ont dû aligner leurs politiques tarifaires», explique Guillaume Rostand. Ainsi, le tarif moyen d'un vol vers Tel Aviv, que la compagnie low-cost Transavia a commencé à desservir au départ de la France en 2014, a chuté de 43% en dix ans, passant de 441 à 252 euros. De même, alors que le billet pour Londres se vendait en moyenne pour 161 euros en 2010, le prix est passé à moins de 79 euros en 2021, soit une baisse de 51%. Une variation qui s'explique aussi par la volonté des compagnies de concurrencer l'Eurostar, explique le porte-parole de Liligo. La capitale britannique se place ainsi en haut du palmarès des destinations ayant connu les plus fortes baisses de prix sur dix ans, devançant Corfou, en Grèce (-46%), et Tel Aviv.

Certaines compagnies peuvent ne pas proposer les meilleures offres car elles doivent compenser leurs bas prix par d'autres tactiques. L'une consiste à vous facturer les bagages. Le prix final du voyage peut donc facilement dépasser celui affiché à la vente, comme pour les vols de la compagnie Air France Hop, filiale d'Air France spécialisée dans les court-courriers en Europe.

Les prix actuels dans le bassin méditerranéen s'envolent

En moins grand nombre, les destinations du pourtour méditerranéen ont en revanche vu les prix de leurs billets flamber. Les tarifs ont grimpé pour Marrakech (+33%) et Istanbul (+18%) et au-delà Dubaï (+20%). Le palmarès des plus fortes hausses de prix est dominé par Antalya, en Turquie (+89%), Valence (+71%) et Fès (+50%). «La demande dépasse l'offre», décrypte Guillaume Rostand pour expliquer ces augmentations. Après le début des évènements du printemps arabe, au commencement des années 2010, de nombreux vacanciers français se sont reportés sur ces villes. «Antalya est devenue une destination à la mode et sa fréquentation a explosé», explique Guillaume Rostand.

Nous prévoyons que les prix vont augmenter.

Maintenant que l'inflation s'est accélérée et que le prix du pétrole est en hausse, nous pouvons désormais prédire que le prix des billets va augmenter de 25 % à 40 % des prix des billets sont actuellement déterminés par le coût d'achat d'un baril. En raison des stocks de pétrole accumulés par les compagnies, «il y aura tout de même un délai de six à sept mois entre la hausse du prix du baril et les répercussions sur celui des billets», détaille Guillaume Rostand. «Si le prix du carburant est multiplié par deux et qu'il représente un tiers du coût de l'avion, le prix du billet devrait augmenter de 30%», confiait au journal Le Parisien Xavier Tytelman, consultant pour Starburst et spécialiste de l'économie du secteur aérien.

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